12 février 2019

Levée à 5 h. Ai eu le temps de lire une soixantaine de pages des Raisins de la colère et de son journal de bord. Me suis ensuite occupée des enfants et remis en marche la maison. 9 h 15. La journée de travail commence. Ça va, ce n’est pas trop tard. Ce n’est peut-être pas si mal de me lever si tôt. J’ai l’impression de gagner du temps. Sinon, il y a comme de la boue dans mon cerveau qui met un temps trop long pour se liquéfier avant de devenir un gaz. J’ai besoin du gaz pour écrire. Nous sommes mardi. Hier, j’ai remis de l’ordre dans les manuscrits en cours et cherché où je pourrais trouver un soutien financier pour me permettre de continuer. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir me permettre de faire ce que je dois faire. C’est aussi la première fois que j’ai deux manuscrits à écrire parallèlement. Il faut que je choisisse. Je me dis que pour La Vitamine D, j’ai besoin d’un financement qui, pour le temps de l’écriture, me soulagera. Il faut qu’il s’écrive d’un bloc avec si possible (et cela est nécessaire) des plages de travail hors de la maison. Pour En cours de route c’est moins gênant. Ce sera un livre court, un peu sur le modèle d’Adult(R). Peut-être devrais-je me concentrer sur celui-là et rêver de l’autre pendant ce temps. C’est un bon exercice pour le travail sur le détail. Je me rends bien compte qu’à force d’éliminer tout ce qui détourne du récit, le texte reste en l’air, a du mal à s’accrocher aux parois de l’imaginaire. En cours de route me pousse à creuser dans les détails. C’est bon pour ce qu’il me faut écrire. J’ai deux manuscrits finis qui sont en relecture. Il faut qu’ils s’envolent chez des éditeurs le plus vite possible. C’est comme si ma maison était pleine de monde. Tous ces textes, ça fait un bruit colossal dans ma chambre devenue mon bureau comme suite à la poussée féroce des enfants sur chaque centimètre de territoire que j’avais jusqu’ici réussi à préserver. C’est fou comme un livre se tait, redevient docile quand il est publié. Je n’arrive même pas à le relire. Il s’invite chez les autres, n’est plus chez moi. C’est ce calme qu’il me faut. Vider la maison de mes histoires pour en inviter de nouvelles. Journée courte aujourd’hui. À 14 h 30, ce sera déjà l’heure des enfants. Peut-être écrirais-je encore un peu cette nuit. C’est tout pour aujourd’hui. Allez au boulot.

Viens de finir mes deux milles mots du jour. Ce sera En cours de route. Le livre a envie qu’on l’écrive. Et moi aussi. J’ai parlé de Jason. Aujourd’hui de l’autre côté des Océans quelqu’un s’est souvenu. Suis contente. Je retrouve les sensations de l’époque. Bon travail.

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