#FBM 17 – le retour

IMG_7881 (1)Ouf ! C’est fait. Comme disait l’autre « mais qu’allait-elle donc faire dans cette galère ! » Car les jours pros comme les journées portes ouvertes sont une jungle où il faut s’armer de calme et de renoncement.

IMG_7883 (1)

Mes seules expériences de foire remontent à plus de trente ans quand nous rendions visite à mon père sur son stand au salon de l’agriculture. La Buchmesse, c’est autre chose. Assurément. Six fois plus gros que le salon de l’agriculture (pour ceux qui connaissent, faut donner des repères, c’est important…), le rapport est démesuré (note pour plus tard : comparer les budgets de l’agriculture et de la culture…). Tandis que les auteurs bankable enchaînent les entretiens, tables rondes, conférences, happening et autre signature de manifeste, les éditeurs cantonnés dans une autre halle (ni trop loin ni trop près…) enchaînent les rendez-vous avec les agents littéraires venus des quatre coins du monde. En errant dans les allées, on glanera des bouts de discussion qui feraient bondir ces fameux auteurs qui perdent leur voix/e à l’autre bout des halles 1, 3 et 4. Continuer à lire … « #FBM 17 – le retour »

#Frankfurter Buchmesse 2017

frankfurt1Je pars demain pour Francfort avec non pas ma bite et mon couteau, mais avec mon sourire et un stylo. Mais qu’allez-vous faire là-bas ma bonne dame, me direz-vous ? À vrai dire, je n’en sais encore rien. Peut-être pour quitter le temps d’une foire mon isolement berlinois et profiter de ce que la France est l’invité d’honneur pour réseauter un peu. On m’a prévenue : « tu sais Francfort, c’est pour négocier les droits étrangers, tu vas perdre ton temps ». Don’t act. J’y vais quand même. Consciemment, je me dis que je n’aurais pas souvent la chance de croiser ce qui fait le milieu de l’édition française dans mon environnement particulier, c’est-à-dire l’Allemagne. Alors, zou ! Si je ne me jette pas à l’eau, personne ne le fera pour moi.

Continuer à lire … « #Frankfurter Buchmesse 2017 »

Réflexion sur une mère et ses enfants perdus dans les langues…

MargotJe suis maman. De deux enfants. Qui parlent allemand. Nous vivons à Berlin, le papa est d’ici et naturellement c’est à cette langue que les enfants se sont accrochés dès leurs balbutiements. Cette langue je l’ai apprise ici, en vivant ici, en aimant cet homme-là, en devenant maman. Et depuis huit ans, je parle à des enfants en français qui me répondent dans leur langue à elles. Évidemment cela crée de la distance ou ce fameux Befremdung, intraduisible dans la langue de Molière. À côté, donc, du langage et de la maternité.

Continuer à lire … « Réflexion sur une mère et ses enfants perdus dans les langues… »

MURAMBI, LE LIVRE DES OSSEMENTS

 

livre_l_572001MURAMBI, LE LIVRE DES OSSEMENTS

De Boubacar Boris Diop

Éditions Zulma, 2011, 272 pages

ISBN 978-2-84304-550-9

Les morts de Murambi font des rêves, eux aussi, que leur plus ardent désir est la résurrection des vivants.

 

Je venais de terminer L’Autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichi et tentais d’exprimer à une amie à quel point ce livre m’avait percuté quand elle me dit : « Maintenant, il serait temps que tu passes aux choses sérieuses » et me recommanda la lecture du Livre des ossements. En riant, elle glissa « Toni Morrison dit de ce livre que c’est un miracle ». Ma lecture du Chant de Salomon datant de quelques jours, elle ne pouvait mieux dire pour que je commande dans l’instant ce livre sur ma liseuse.

Continuer à lire … « MURAMBI, LE LIVRE DES OSSEMENTS »

VORLESEN ou l’art d’écouter

FullSizeRender-3

« Livre Paris » touche à sa fin, « die Leipziger Buchmesse » bat son plein et qu’est-ce qu’on fait à Berlin ? On s’agglutine dans des salles de concert mythiques pour entendre des poètes, ces « klein Künslter » comme on les appelle ici, une bière vissée à l’avant-bras, serrés comme des sardines sur des bancs en bois.

Continuer à lire … « VORLESEN ou l’art d’écouter »