J’aurai préféré que nous fassions obscurité ensemble

Hier soir, dans ma boîte aux lettres un oiseau s’est glissé pour me parler d’amour…IMG_7953

C’était la jolie voix un peu rauque aux accents mouillés de l’Est de la France de Claire, mon amie. Petite cachotière. Tandis qu’elle bravait le FN dans son fief d’Hénin-Beaumont et qu’elle donnait corps aux mots du petit Hanush qui attendait son train dans le ghetto de Theresienstadt, quand la nuit était tombée, elle laissait épancher son cœur et écrivait un long poème à l’être aimé, « J’aurai préféré que nous fassions obscurité ensemble ». Et comme elle « ne sait pas parler à la poussière », elle fait de la mort l’essence même du vivant. Tour à tour femme-oiseau, garde-manger, fiancée éternelle, tricheuse émérite, sablier, encre pour la plume, absente, main, forêt, les poèmes s’allongent ou tentent de disparaître au fur et à mesure du temps qui passe du vivre à deux au vivre seul. Continuer à lire … « J’aurai préféré que nous fassions obscurité ensemble »